04/02/07

Destination anywhere



J'écoute: DJ Cam "Mad blunted jazz" (je sais pas trop quoi écouter de nouveau en ce moment alors j'ai ressorti des vieux trucs et putain, ça c'est très bien, je m'en rappelais plus)

J'ai vu: "Lunes de fiel" de Roman Polanski hier soir en rentrant du pub, et ça aussi c'est un film que j'ai vu plein de fois mais il y a bien longtemps et c'est vraiment bien, et franchement Emmanuelle Seigner est quand meme bien sexy, pas à l'image des mannequins actrices éthérées de 42 kilos aussi excitantes qu'une paella Lidl.

J'ai lu: l'Observer, comme tous les dimanches, au lit. Et là je remarque que je le lis toujours dans le meme ordre et de la meme façon: Observer supplément (si c'est pas le sport), Observer Magazine, ensuite je me rendors, je me réveille une seconde fois, descends le Review et la section principale et je le lis dans le salon. Ca fait peur. Mais je tiens à dire que je ne possède pas de pantoufles si ça peut aider à me rendre plus sympathique et moins psycho-rigide. Pour ceux qui ne voient pas le rapport, c'est certainement qu'eux possèdent des pantoufles.


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On peut dire aisément que je n'ai absolumment rien foutu ce week end. Je veux dire rien qui ne mérite d'etre particulièrement exposé aux yeux du monde, enfin un peu comme le reste de ma vie, mais c'est vous qui la lisez alors faut pas vous plaindre. Non je ne suis pas adepte du saut en parachutes et je ne pars pas explorer des contrées inconnues, en partie parce que j'ai super peur de l'avion, ce qui est ridicule mais c'est comme ça.


Malgré tout, il a fait très beau et doux hier et aujourd'hui et ça a tout à fait le mérite d'être souligné puisque ça fait quand meme quelques mois que pluie, tornade, mousson, tempete, cyclone sont notre quotidien et comme dirait Aznavour, la misère au soleil c'est quand meme drolement moins pire (ou un truc comme ça).


Dans deux semaines, Toyboy et moi allons passer le week-end à Bath et le fait que ça corresponde avec le week end de la Saint Valentin est un pur hasard, parce que franchement, est ce que j'ai une gueule à fêter la Saint Valentin? Bref, nous allons à Bath, je sais pas trop pourquoi, d'ailleurs, mais il parait que c'est joli et qu'il y a plein de gros touristes américains. Il faudra pas qu'on les confonde avec nos gros anglais à nous hein.


Quand on a cherché notre hotel sur le net, on a bien ri parce que toutes les chambres ont des lits à baldaquin et c'est bête, et il parait que c'est parce que les américains adorent ça. ça fait genre "historique" alors que ça a surement été fabriqué en Chine en 2002. Mais moi, non, j'aime pas du tout, j'ai tout le temps peur que le ciel du lit me tombe sur la gueule alors on a galéré pour trouver un lit normal.


Il faudrait aussi que je pense à aller un peu en France mais j'ai du mal à me décider: c'est vraiment étrange mais dès que j'y retourne, et bien que je sois contente de la perspective de voir mes amis et ma famille, je me sens mal à l'aise, comme inconfortable. Je ne sais pas trop d'où me vient ce sentiment mais je le reconnais, c'est celui que j'avais il y a presque un an, avant de partir. Mais dès que je reviens en Angleterre, c'est comme si j'avais laissé sur le continent toutes mes angoisses, mon mal-être, mon passé certainement aussi.

Ainsi, bien que je n'ai que peu d'amis içi, je ne me suis jamais sentie aussi seule que lorsque j'habitais en France. Et je sais que ce n'est pas que c'est mieux içi parce qu'honnêtement, il n'y a qu'une fois hors de son pays qu'on en ressent son appartenance et son identité, c'est juste cette ligne symbolique que j'ai franchie et qui m'a permis de me retrouver, d'être comme j'ai envie d'être sans me préoccuper de ce que les autres attendent de moi.

J'espère juste que mes démons ne prendront pas le ferry.