
Evidemment, rien ne se passe comme prévu. Il y a deux jours, j'ai reçu une lettre du job centre me disant qu'en fait je n'avais le droit à aucune aide financière parce que je ne n'avais pas assez cotisé pour le Job Seeker Allowance et que comme Toyboy travaille à plein temps, je n'ai pas non plus le droit à l'Income Support. En gros, il faudrait que je quitte Toyboy pour pouvoir toucher quelque aide que ce soit. J'ai eu beau leur expliquer que j'avais cotisé quand je bossais à Londres, et que Toyboy ne pouvait pas payer tout pour nous deux car il remboursait son pret étudiant, il n'y a rien eu à faire.
Donc voilà, je me retrouve avec £60 sur mon compte en banque et c'est tout. Et là forcément, j'entends cette putain de petite voix qui me dit que mes parents auraient bien raison de me dire que j'ai eu tort de partir aussi vite de mon ancien boulot.
Et surtout, que personne ne m'envoie de mail en me disant "Ce qui ne tue pas rend plus fort" parce que j'ai pas du tout envie d'entendre ces putain de conneries en ce moment. Je n'ai pas la positive attitude et je vous emmerde. C'est comme Richard qui m'envoie des sms pour me dire combien je suis formidable et comme je vais vite trouver un boulot mais quand j'ouvre mon courrier et que je vois que des "non, non et non", ben je me dis que son avis je m'en tape.
Je commence à perdre confiance et à me retrancher dans mes vieux travers, à me dire que personne veut de moi parce que je suis française, meme si c'est surement pas vrai, mais au moins ça me fait une bonne excuse pour me lamenter sur ces putains d'anglais de merde qui aiment pas les étrangers.
En plus je crois que ma mailing liste marche pas du tout parce que Bloglet c'est tout pourri et ça sent mauvais de dessous les bras.
Je suis d'une humeur de merde, il pleut, j'ai froid et j'ai meme pas de quoi m'acheter un manteau pour l'hiver (j'ai vendu le mien avant de partir parce que j'avais besoin de fric). Je crois que je vais rentrer à la maison et manger les 12 kilos de Celebrations qu'un des clients de Toyboy lui a ramené de Cadbury pour le remercier de lui avoir trouver un travail.
Et après je serais grosse et je mourrais d'une crise cardiaque, le bounty encore collé aux lèvres.
Ce sera bien fait.
